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Énergie 2024 : le nucléaire redémarre, les ménages trinquent
18 Février 2026

Énergie 2024 : le nucléaire redémarre, les ménages trinquent

La France a produit 1 572 TWh d'énergie primaire en 2024, 10,2% de mieux qu'en 2023. Le nucléaire repart enfin (+12,5%) après les galères de 2022, aidé par une météo favorable à l'hydroélectricité (+10,4%). Les renouvelables électriques grimpent aussi de 10,4%, le thermique et les déchets de 1,6%. Avec une consommation primaire qui progresse à peine (2 577 TWh), le solde des échanges physiques recule de 10% sur un an.

La consommation arrête de baisser

La consommation finale à usage énergétique cale à 1 499 TWh (-0,1%), cassant la baisse observée depuis 2021. Ce quasi-plateau cache des écarts énormes entre secteurs. L'industrie (hors hauts-fourneaux) s'effondre à -21,1%, l'agriculture perd 9,2%, les transports 4,6%. Pendant ce temps, le résidentiel rebondit légèrement (+1% corrigé du climat, -0,1% brut) et le tertiaire accélère à +2% corrigé (+1,1% brut). Cette reprise dans les bâtiments marque un tournant après plusieurs années de sobriété forcée.

La facture des foyers grimpe malgré la détente des prix

Les prix de gros se calment et les tarifs reculent dans tous les secteurs sauf un : le résidentiel prend 12,6% dans les dents. La facture énergétique moyenne des ménages atteint 3 744 euros en 2024, 3% au-dessus de 2023. Le logement explique tout avec 2 071 euros (+12%) qui effacent largement la baisse du carburant (1 673 euros, -5%).

Au global, ménages, entreprises et administrations ont dépensé 219 milliards d'énergie, presque 6% de moins qu'un an avant grâce à la détente du tertiaire (-15,2%), de l'industrie (-21,1%) et des transports (-4,6%). Mais cette baisse macroéconomique masque la réalité du quotidien des particuliers qui subissent la flambée des tarifs domestiques.